Syndrôme de l'Intestin Irritable : Comment le diagnostiquer ?

Vous l’avez peut-être constaté mais diagnostiquer un syndrome de l’intestin irritable est un parcours du combattant, très long et semé d'embûches. 
 

Pourquoi cette pathologie est-elle si compliquée à diagnostiquer ? 

 
Qu’est-ce qu’un syndrome ?

La première particularité du syndrome de l’intestin irritable c’est justement qu’il s’agit d’un syndrome. Un syndrome est défini comme étant un ensemble de symptômes ou de signes en rapport avec un état pathologique, permettant leur regroupement, d’orienter le diagnostic. Mais attention, il ne faut pas confondre syndrome et symptôme ! Un symptôme est un phénomène subjectif qui révèle un trouble ou une lésion.

Vous êtes perdu ? Cela témoigne donc de la difficulté qui gravite autour de ce syndrome de l’intestin irritable.


Et le médecin dans tout cela ?

Le médecin, une fois que vous lui avez énoncé vos symptômes, vos plaintes, vos troubles… doit ensuite faire le lien avec ses connaissances sur les pathologies. Et c’est là qu’une autre difficulté apparaît ! Peu de médecins sont sensibilisés à ce syndrome et à la définition de cette pathologie, établie selon la dernière classification en vigueur dans les sociétés savantes. De plus, les symptômes et signes sont similaires à ceux d’autres pathologies digestives.


Et c’est le début du long parcours d’exclusion !

Pour démêler tout ce sac de nœuds, il faut donc réaliser des examens pour écarter les pistes les unes après les autres, vérifier l’absence de lésions… Sauf qu’aucun de ces examens ne permet concrètement de poser le diagnostic du SII. Une fois que tous les examens médicaux n’ont révélé aucune lésion, seul le trouble persiste et avec elle l’absence de diagnostic.

On constate que le délai moyen entre les premiers symptômes et le diagnostic de SII est de 2 ans ! Et sans les mots magiques “ diagnostic d’un syndrome de l’intestin irritable”, difficile d'exprimer sa souffrance dans la sphère privée et professionnelle ou même d’être certain que ce n’est pas dans la “tête”, mais bien dans le ventre. Alors si nous pouvons vous donner un conseil, si vous êtes au tout début de ce parcours de diagnostic, c’est qu’il faut oser montrer à votre médecin les critères de diagnostic Rome si vous vous reconnaissait dans ceux-ci. Le médecin peut ne pas les connaître encore ! Et si vous voulez en discuter avec quelqu’un, osez contacter des associations de patients pour prendre leurs conseils et trouver les mots pour engager la conversation avec votre médecin.

 


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