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🍏 Des douleurs intestinales ? non, vous n'affabulez pas !

Le pose du diagnostic d’un syndrome de l’intestin irritable est souvent un vrai parcours du combattant semé d'embûches et d’obstacles.

Beaucoup d’entre vous se reconnaîtront sûrement dans ce récit.

Acte 1 : l’apparition des premiers symptômes

Alors que je sors tout juste de table, je me sens nauséeuse, j’ai de légères crampes intestinales. Naïvement, je pense que ces désagréments sont dus à mon repas un peu plus riche qu’à mon habitude. C’est décidé, ce soir, je mange beaucoup plus léger : du riz sans assaisonnement et une tranche de jambon feront l’affaire pour mettre au repas mon estomac et mon foie.

Le lendemain, ce n’est pas mieux, toujours nauséeuse et mon mal de ventre est beaucoup plus présent. Ce midi cela sera encore du riz et une tranche de jambon malgré l’absence de faim. L’après-midi, j’ai repris un peu de vigueur, la faim pointe le bout de son nez : c’est bon, j’ai vaincu le repas trop riche et je pourrais manger normalement ce soir, victoire !

Je reprends mon train train quotidien, métro boulot dodo avec son lot de stress. Une petite salade estivale plus tard et bim c’est le retour des douleurs au ventre accompagnées d’une diarrhée. Une gastro ? Une intoxication alimentaire ? Pas en cette saison quand même ! Ce étonnant ces douleurs intestinales qui apparaissent fréquemment., toujours sous un schéma qui se ressemble. Alors c’est parti, je note tout ce que je mange pour essayer de voir ce que mes intestins ne supportent pas et je prends rendez-vous chez mon généraliste pour régler ces problèmes intestinaux qui commencent handicapants ! Et en plus les vacances d’été approchent, je n’ai pas envie d’être embêter par tout ca pour en profiter pleinement !

 

Acte 2 : le début de l’errance médicale

Mon rendez-vous médical est pris juste avant mes vacances, mon carnet alimentaire est bien rempli, les symptômes ressentis aussi… Tout est prêt pour comprendre ce qui m’arrive avec mon médecin. Peut être que tout cela vient d’un problème d’acidité, d’un reflux gastrique : je ressors donc avec un traitement pour calmer l’acidité gastrique. A la fin de la semaine, je suis en vacances et j’ai débuté mon traitement il y a quelques jours : pas de nouvelles crises en vue, ca fonctionne ! Mes vacances se passent plutôt tranquillement, pas de crises : le bonheur, le traitement fonctionne !

Et voilà la rentrée qui arrive, le stress de la reprise aussi : ballonnements, douleurs intestinales, diarrhées sont également au rendez-vous ! Et cela malgré le traitement : comment est-ce possible ? Impossible de sortir, de profiter des restaurants entre amis… le moindre repas me tord les intestins et je me plie en deux.

Ni une, ni deux, je retourne chez le médecin. J’en ressors avec d’autres traitements, des choses naturelles, des levures… Ma flore intestinale ne va pas bien apparemment.

Rien n’y fais, j’ai toujours ces douleurs intestinales après chaque repas. Les diarrhées se sont calmées. Mon médecin me propose un traitement contre les douleurs intestinales. On va tenter… Mais sans succès.

De nouveau chez mon médecin, on décide qu’il faut passer à la vitesse supérieure : échographie, analyse des selles… Tout est normal et je commence à croire que je suis folle et que je somatise mes symptômes. Nous sommes dans l’expectative et mon médecin décide de m’orienter vers un spécialiste : un gastro-entérologue. Sauf que… le premier rendez-vous possible est dans plusieurs mois ! Il va falloir être patient et subir mes symptômes pendant ce temps.

 

Acte 3 : rendez-vous chez le (premier) gastro-entérologue

Je ressors du rendez-vous avec une liste longue comme le bras de médicaments et de conseils alimentaire. Et encore beaucoup de questions. Une théorie c’est qu'il s’agit d’une colopathie fonctionnelle et si cela est le cas, le traitement m’aidera.

L’attente, les symptômes, les crises m’ont beaucoup fatiguée et stressée. Je me suis isolée des autres pour éviter de subir la situation, les journées au travail sont compliquées avec les symptômes… J’espère que le traitement et les changements alimentaires conseillés feront effet et qu’on a réussi à mettre un mot sur ce que j’ai.

Quelques semaines plus tard, énorme crise qui me scotche au lit. L’alimentation ne semble pas adaptée et je ressors du gastro-entérologue avec un nouveau régime alimentaire et une ordonnance pour une coloscopie.

 

Acte 4 : la coloscopie et les autres examens à la chaîne

J’enchaine les examens médicaux et j’en ressors toujours avec le confirmation que ce n’est ni telle maladie, ni telle intolérance, ni telle allergie… Je sais exactement ce que je n’ai pas mais je ne sais toujours pas ce que j’ai vraiment. Une maladie imaginaire peut être à en croire cette errance interminable.

 

Acte 5 : la pose du diagnostic et un nouveau monde pour moi

La réponse viendra d’un autre gastro-entérologue. Je ne compte même plus le nombre de médecins rencontré depuis le début de mon histoire. Ce nouveau médecin, après avoir retracé toute mon histoire et éliminé toute les maladies grâce aux examens, me dit qu’il s’agit d’un syndrome de l’intestin irritable. J’en ressors toute contente, je sais enfin ce que j’ai. Mais j’en oublie que j’en ressors qu’avec ce diagnostic : pas de prescription, pas de conseils particuliers…

Après des recherches sur internet, je vois que l’alimentation peut m’aider à maîtriser mes symptômes et les crises. Je fais des tests, j’échoue, j’ai quelques réussites… mais que c’est difficile de s’y retrouver seule avec le peu d’information que j’ai.

Ni une ni deux je prends rendez-vous avec une diététicienne, en téléconsultation pour ne pas perdre de temps. J’en ai déjà trop perdu, je me suis déjà beaucoup déplacée et épuisée à courir dans les cabinets médicaux. C’est décidé, la téléconsultation c’est ce qu’il me faut.

 

Acte 6 : l’alimentation, la clé de mon problème !

Aujourd’hui, je continue de travailler avec ma diététicienne pour maîtriser les FODMAPs, mon régime alimentaire, gérer mes crises…

Si je ne peux vous conseiller qu’une chose si vous rencontrez les mêmes difficultés que moi c’est de vite opter pour un rendez-vous avec une diététicienne ! Ne vous contentez pas des quelques vagues conseils qu’on peut trouver sur internet : le syndrome de l’intestin irritable est une pathologie très personnelle et les tolérances alimentaires varient d’une personne à une autre.

 

Poursuivez votre combat jusqu’à avoir un diagnostic, cela vous soulagera !

 

 

Auteure : Mathilde de DIETIS

 

 


 

 


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