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🍏 Saison et diabète de type 2

Eté comme hiver, le corps est mis à rude épreuve pour s’adapter aux extrêmes de températures.

Et c’est encore plus vrai à l’heure actuelle : en été, il fait très (trop ?) chaud, et en hiver, il fait très (trop) froid. Pour les hommes qui doivent réguler leur température interne à environ 37°C, cela demande une sacrée faculté au corps pour se tempérer.

Mais pour les personnes atteintes de pathologies chroniques, comme le diabète, cela n’est pas sans conséquence.

Pourquoi tombe-t-on plus malade en hiver ?

Gastro, grippe, rhume, bronchite : que de réjouissances pour ces mois d’automne et d’hiver ! Pourtant, malgré le froid, on se couvre : écharpe, blouson, doudoune, bonnet, etc. Mais rien n’y fait : on n’échappe malheureusement pas à ces satanées maux de l’hiver. En cause ? Il y a en réalité deux principales raisons :

  1. D’une part car en hiver, on respire de l’air froid. Les muqueuses des voies respiratoires supérieures sont donc légèrement plus froides, ce qui perturbent nos défenses contre les infections

  2. D’autre part, en hiver on reste plus facilement à l’intérieur : au bureau, au café, au restaurant : on est donc plus à proximité d’autres personnes, dans un lieu confiné, ce qui augmente le risque de contaminations !

Des raisons simples mais difficilement contournables. Et quand on est diabétique, cela a forcément un impact sur la capacité pour l’organisme à faire face à la pathologie. Car pour limiter une perte de chaleur et maintenir sa température corporelle constante, l’organisme va brûler plus de calories, par le biais entre autres des glucides. Et cela peut générer des hypoglycémies.

 

Le diabète : une perte de la sensibilité au froid.

Une des complications du diabète est la neuropathie périphérique, qui se traduit notamment par une perte de la sensibilité au froid. Et l’un des résultats de cette complication par temps de grand froid, ce sont que les pieds et les mains sont atteints de gelures, sans que la personne malade ne s’en rende compte. Alors, couvrez-vous : des vêtements chauds, imperméables et respirants, des moufles ou des gants chauds et des chaussettes chaudes également.

Si les doigts sont trop froids, vous ne parviendrez que difficilement à vous piquer pour mesurer votre glycémie. Cela sera douloureux. D’ailleurs, un phénomène de vasoconstriction limitera la formation d’une goutte de sang. Réchauffez-vous les doigts le plus possible avant de vous piquer ; ou passez-les sous l’eau tiède.  

Par ailleurs, le diabète entraîne une sensibilité particulière aux infections broncho-pulmonaires. Encore plus si le diabète n’est pas équilibré : des hyper-glycémies par exemple peuvent être associées à un plus grand risque de complications comme des pneumonies, des insuffisances respiratoires, etc. C’est pourquoi il est fortement recommandé de se faire vacciner contre la grippe en hiver ! Avec le contexte actuel lié à la crise sanitaire et à la Covid, c’est encore plus important cette année. Anticipez ce vaccin, car les stocks ont été mis à rude épreuve !

 

Votre matériel doit être à l’abri

Votre matériel est également sensible au froid : protégez-le ! Si vous laissez votre matériel à des températures fraîches plus ou moins longtemps, le risque est qu’il devienne défectueux : les résultats ainsi affichés sur vos lecteurs de glycémies (par exemple) ne seront plus fiables !  De même, l’insuline peut geler à des températures négatives : si des cristaux se forment, elle devient inefficace et n’est donc plus utilisable. N’hésitez pas à conserver votre matériel à l’abri du froid : dans vos poches pour des courts trajets, ou bien dans des sacs isothermes pour des trajets plus longs.

 

 

Auteure : Mathilde de Diétis 


 

 


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