Des légumes déconseillés en cas de diabète de type 2 : info ou intox ?

Des légumes déconseillés en cas de diabète de type 2 : info ou intox ?

Peut-être avez-vous déjà entendu cette vieille rumeur suggérant que certains légumes seraient déconseillés chez les personnes souffrant d’un diabète de type 2 à cause de leur effet hyperglycémiant ?Cette rumeur a-t-elle une part de vérité ou est-ce bel et bien juste une rumeur ? Décryptage.

Des légumes déconseillés en cas de diabète de type 2 ? Pas vraiment !

Les légumes occupent une place importante dans le cadre de l’alimentation d’une personne diabétique. Leur richesse en vitamines et minéraux, fibres alimentaires ainsi que leur teneur en eau en font de véritables alliés d’une alimentation adaptée à cette maladie chronique. Leur faible teneur en glucides leur confère surtout un impact négligeable sur la glycémie. Aussi les légumes sont-ils autorisés à volonté dans le régime adapté au diabète de type 2.

Les recommandations actuelles suggèrent de consommer deux portions de légumes au déjeuner ainsi qu’au dîner. Mais si vous avez une (étrange) passion pour les haricots verts, ne vous restreignez pas ! Attention : Pour les personnes ayant un traitement à base d’injections d’insuline quotidiennes, vérifiez avec précision la teneur en glucides des légumes afin de les comptabiliser dans la totalité des glucides consommés à chacun des repas.

Carottes, petits pois et betteraves : stop à l’intox

Les carottes sont parfois précédées par leur réputation et évitées par nombre de diabétiques pour leur effet supposé hyperglycémiant. L’index glycémique (ou indice glycémique) de la carotte a longtemps été considéré comme élevé, avec une valeur de 92. Or, les nutritionnistes ont conscience que ce fut une grossière erreur, la carotte cuite ayant un IG de 47, donc classé comme un aliment à IG bas. La carotte crue a quant à elle un IG de 16. Les carottes sont donc loin d’être interdites dans un régime de diabète de type 2. De fait, elles ne contiennent que 5% de glucides et ont leur place dans l’alimentation adaptée au diabète de type 2.

De l’importance de l’index glycémique…

Quant aux petits pois, leur saveur sucrée que les enfants apprécient tant n’est pas anodine. Ils ont en effet une teneur plutôt conséquente en glucides, de l’ordre de 10 g pour 100 g de produit. Mais qu’ils soient frais cuits, congelés ou en conserve, les petits pois ont un IG bas, de 41 à 48 selon le produit choisi. Les petits pois ne provoquent donc pas de hausse significative de la glycémie. 

Et de la charge glycémique

Les betteraves ont également été écartées de l’alimentation des diabétiques au nom d’un impact sur la glycémie non négligeable. Et force est de constater que la betterave fait partie des aliments à l’IG modéré (64). Faut-il pour autant s’en passer ? Non car, d’une part, elle est riche en vitamines, minéraux et antioxydants et, d’autre part, elle possède une faible charge glycémique. La charge glycémique d’un aliment est une mesure récente et plus complète que l’index glycémique car elle prend en compte l’IG d’un aliment mais également la quantité de glucides ingérés. La charge glycémique évalue donc la capacité qu’a un aliment à élever le taux de sucre dans le sang en fonction d’une portion courante. Et la betterave a une charge glycémique basse (4,57 pour 100 g) donc n’est pas déconseillée aux personnes diabétiques.

Conseil de la rédaction

Privilégiez les légumes frais et de saison dans la mesure du possible. Si vous devez choisir entre des légumes surgelés ou en conserve, favorisez les surgelés. En effet, les légumes en conserve contiennent bien souvent du sucre, en faible quantité certes, mais du sucre malgré tout.

Diabète et troubles du sommeil, aucun rapport ? Peut-être pas…

À première vue, diabète et troubles du sommeil semblent n’avoir aucun rapport. À première vue seulement, car tous deux sont étroitement liés : le sommeil a un effet sur le diabète et le diabète a un effet sur le sommeil. Comment ? On vous explique !

Sommeil et troubles du sommeil

Vous vous en doutez très certainement, le sommeil est vital au bon fonctionnement de notre organisme. Il contribue de fait aux récupérations physique, intellectuelle et psychologique, mais pas seulement ! Il est nécessaire par exemple aux mécanismes cognitifs, à l’élimination des toxines ou encore à la régulation des fonctions dites métaboliques (régulation de la glycémie, appétit…), d’où le lien étroit avec le diabète de type 2.

Vous le savez aussi sûrement mais avez du mal à l’appliquer, il faut dormir 7 à 8 heures par nuit en moyenne et régulièrement. Au-delà de 10 heures ou en deçà de 5 heures de sommeil, il est probable de souffrir d’un trouble du sommeil, parmi lesquels :
– L’insomnie, caractérisée par un temps de sommeil trop court dû à des difficultés d’endormissement, un sommeil saccadé avec de multiples réveils.
– L’hypersomnie, connue comme le besoin régulier de sommeil ou de rattraper du sommeil en retard. Les somnolences en pleine journée sont monnaie courante chez les hypersomniaques.
– Le syndrome des jambes sans repos, trouble encore méconnu mais caractérisé par des sensations inconfortables dans les jambes, voire des douleurs, nécessitant de perpétuels mouvements.
– L’apnée du sommeil, ou syndrome d’apnée obstructive du sommeil, est quant à elle définie par des arrêts répétés de la respiration durant le sommeil et peut durer 30 secondes à 1 minute. Lors de la reprise de la respiration, la personne s’éveille en sursaut afin de retrouver son souffle, sans pour autant en avoir conscience le lendemain matin.

L’impact des troubles du sommeil sur le diabète

Les quatre principaux troubles précédemment cités peuvent avoir un impact négatif sur le diabète et la prise de poids. En effet, une restriction chronique de sommeil et un sommeil de mauvaise qualité provoquent une dérégulation du métabolisme glucidique, avec une baisse de 30% de la quantité d’insuline produite et une baisse de 50% de l’action de l’insuline. Or, il s’agit d’un premier pas vers l’apparition du diabète et les études sont formelles : il existe une relation directe entre la restriction chronique de sommeil et le diabète de type 2.

Notre système hormonal est lui aussi bouleversé par le manque de sommeil. Durant chaque nuit dans les bras de Morphée, les cellules sécrètent de la leptine, hormone de la satiété mettant un terme à la sensation de faim. Autrement dit, lorsque nous dormons, nous n’avons pas faim. Au contraire, durant la journée, l’estomac va sécréter de la ghréline, l’hormone de la faim incitant à la prise alimentaire. Donc, plus nous passons de temps éveillés, davantage nos hormones nous signalent une sensation de faim, accroissant inéluctablement la probabilité de vider les placards.

Un impact du diabète sur le sommeil ?

Eh oui, aussi ! Chez les personnes souffrant d’un diabète de type 1 par exemple, les hypoglycémies nocturnes peuvent être en cause dans les insomnies. Plus généralement, de trop conséquentes variations de la glycémie durant la nuit peuvent être impliquées dans les réveils nocturnes.

Les complications du diabète peuvent en outre favoriser les troubles du sommeil. Les douleurs musculaires et la polyurie, aussi connue comme l’envie fréquente d’uriner, contribuent tous deux aux insomnies. Le syndrome des jambes sans repos peut quant à lui être le résultat d’une neuropathie en lien avec le diabète. Enfin, la rétinopathie diabétique, qui concernerait un diabétique sur deux, conduit les malades à limiter leur contact à la lumière, dérégulant ainsi leur rythme circadien (rythme de vie de 24 heures avec alternance de sommeil et de veille).

Dernier élément dont nous minimisons trop souvent l’impact sur le sommeil, l’alimentation ! Bon à savoir, les glucides favorisent l’endormissement quand les lipides eux sont stimulants et favoriseraient la phase d’éveil. Vous l’aurez compris, favoriser un bon steak le midi et faites le plein de pâtes, de légumineuses ou bien de riz le soir. Vous êtes perdu(e) ? Faites appel à une diététicienne nutritionniste. Et n’oubliez pas : le sommeil c’est la santé !

Le diabète pourrait-il se déclarer sans problème d’insuline ?

Le diabète pourrait-il se déclarer sans problème d’insuline ?

Le diabète de type 2 est intimement lié à la sécrétion hormonale et à la résistance à l’insuline. Mais une recherche récente tend à suggérer que le foie pourrait produire plus de glucose que nécessaire. Il aurait un rôle plus important qu’on ne le pensait dans l’apparition du diabète de type 2. Explications.

Quel est le rôle du diététicien-nutritionniste dans le régime diabète de type 2 ?

Depuis votre diagnostic du diabète de type 2, vous cherchez sûrement des solutions pour améliorer votre quotidien. On vous comprend : entre les traitements médicamenteux, la mesure de votre glycémie, la vigilance obligatoire à l’égard de votre assiette… difficile de tout gérer ! Pour beaucoup de diabétiques, pouvoir s’en remettre à une diététicienne-nutritionniste est un véritable soulagement. Alors, dans quelles situations l’accompagnement diététique se révèle particulièrement utile ?

1. Je souhaite reprendre les bases d’une alimentation équilibrée et adaptée

Le diabète de type 2 est en grande partie lié à l’alimentation, inutile de le nier. Un apport calorique trop conséquent, une répartition des lipides, glucides et protéines inadaptée, des habitudes culinaires faussées… La notion d’équilibre alimentaire est rapidement tombée aux oubliettes. Mais malheureusement, c’est normal : nous n’apprenons plus à adopter une alimentation vraiment adaptée à nos besoins. Errant dans les allées du supermarché, nous ne savons guère quels produits composent une assiette vraiment équilibrée.

C’est pourquoi faire appel à une diététicienne peut être judicieux. Ensemble, vous mettrez à plat vos habitudes actuelles, culinaires ou organisationnelles, pour comprendre là où ça cloche. Vous pensez que les glucides sont les grands coupables dans la survenue de votre diabète et n’osez plus en manger ? Votre diététicienne vous apprendra à les réintégrer dans votre alimentation. Car c’est ensemble que vous définirez les nouvelles bases d’une alimentation équilibrée et adaptée à votre pathologie et à vos habitudes, variée et pour autant pas dénuée de plaisir.

2. Je souhaite améliorer ma qualité de vie 

Et si nous vous disions que ce n’est plus vous qui devez vous plier aux exigences de la maladie ? Grâce à l’aide d’une diététicienne, vous pouvez reprendre le contrôle sur votre quotidien. Et cela commence par des menus adaptés à votre mode de vie. Vous prenez le petit déjeuner à la hâte ? Vous déjeunez souvent en extérieur ? Ce n’est pas un problème pour une diététicienne qui saura vous faire gagner du temps le matin et vous recommander des bons petits plats du resto d’en bas sans faire exploser votre glycémie. Et si vous n’êtes pas forcément doué(e) derrière les fourneaux, votre diététicienne saura vous proposer des menus en toute simplicité.

C’est tout le dessein de la professionnelle qui vous suivra : personnaliser autant que faire se peut les recommandations et les menus de votre nouvelle vie pour une mise en place facile. Plus facile ce sera pour vous, davantage vous respecterez ses recommandations, une diététicienne en a bien conscience.

3. Je veux retrouver le plaisir de manger

Devoir reprendre en main son alimentation et l’adapter à sa maladie fait peur, c’est un fait. Il est fréquent d’accuser nos anciennes habitudes et de penser que demain tout ne sera plus que restrictions, que nos repas seront hantés par la pensée permanente du mot régime. Se priver pour améliorer sa santé ? Triste sort. Soyons honnête avec vous : c’est faux et c’est ce que fuit toute diététicienne ! D’ailleurs aujourd’hui, le terme régime n’est plus utilisé pour les personnes diabétiques. Il est question d’alimentation équilibrée, variée sans aliment totalement interdit qui fait la part belle aux fruits, aux légumes, aux féculents et aux poissons… Que de bonnes choses en perspective donc !

Chaque diététicienne ayant plus d’un tour dans son sac, elle va pouvoir vous prodiguer de précieux conseils et des astuces (vraiment) pratiques pour tous les jours. De nouvelles méthodes de cuisson, des listes d’aliments à éviter, des collations adaptées, des listes de courses personnalisées… Rien d’impossible ! Et nous parions que vous ferez de belles découvertes en termes de nutrition et d’équilibre et finirez pas devenir vous-même acteur de votre santé !

4. Je souhaite des réponses à mes questions en cas de doute 

Votre diététicienne sera votre interlocuteur principal dans la gestion de votre alimentation. Alors autant en profiter. Faites-lui part de vos interrogations, doutes et inquiétudes quant à ce remaniement nutritionnel et surtout n’ayez jamais peur de lui poser les questions qui vous passent par la tête (en lien avec la nutrition hein, pas pour savoir si elle préfère les chats ou les chiens). Faire appel à une diététicienne, c’est faire appel à un accompagnement humain.

Imaginez : vous êtes suivi(e) par votre super diététicienne depuis plusieurs mois et respectez à la lettre les menus qu’elle a imaginés pour vous. Seulement samedi dernier, votre vieille copine a débarqué à la maison, pleine d’entrain et de vin. Emporté(e) par la foule, vous avez enchaîné apéro, resto avec entrée-plat-dessert et votre glycémie en a pris un sacré coup. Depuis, vous culpabilisez et décidez d’en parler à votre diététicienne, tête baissée.

Non seulement elle peut vous comprendre (elle aussi a une vieille copine passionnée d’œnologie), mais en plus elle peut vous rassurer. Oui, vous avez fait un écart. Oui, votre glycémie a dû en prendre un sacré coup. Mais si vous avez passé un bon moment, focalisez-vous dessus. Et demandez-lui quelques conseils pour votre prochaine soirée !

Sport et diabète : quelles activités physiques puis-je pratiquer ?

Sport et diabète : quelles activités physiques puis-je pratiquer ?

Des mois que vous regardez moisir vos belles baskets de course au fond du placard ? Chaque dimanche soir, vous vous promettez de faire un peu de sport dans la semaine mais vous oubliez vite votre bonne résolution ? Nous pouvons vous comprendre ! Pourtant, le sport et toute activité physique peuvent être particulièrement bénéfiques dans le traitement du diabète de type 2, quelles que soient l’activité, sa durée et son intensité. On vous explique.

Comment gérer sa glycémie pendant les fêtes ?

Comment gérer sa glycémie pendant les fêtes ?

Les fêtes de fin d’année sont très très chargées. Les repas sont riches, les plaisirs salés et sucrés omniprésents, les chocolats offerts par tous les membres de la famille… Vous en profitez ? Vous avez bien raison ! Seulement, ces excès ne sont pas nécessairement adaptés à l’équilibre de votre diabète, ni à votre santé de manière générale. C’est pourquoi il est nécessaire de savoir comment gérer sa glycémie pendant les fêtes.

Certains signes peuvent-ils suggérer un diabète de type 2 ?

Certains signes peuvent-ils suggérer un diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2 est une maladie « sournoise » : elle peut évoluer de longues années « à bas bruit » avant que le patient atteint de cette pathologie ne s’en aperçoive. Elle se définit par un état d’hyperglycémie chronique à jeun et liée à une sécrétion insuffisante d’insuline et/ou une résistance des tissus à l’insuline. Le diagnostic de cette pathologie peut tout à fait être inattendu, après une prise de sang de routine ou pour vérifier d’autres marqueurs sanguins. Alors, méfiance face à cette pathologie ! Nous vous proposons les principaux symptômes qui se manifestent en cas de diabète. Des signaux à ne pas prendre à la légère !

Certains aliments sont-ils interdits en cas de diabète de type 2 ?

Certains aliments sont-ils interdits en cas de diabète de type 2 ?

L’impact de l’alimentation sur le diabète de type 2 est aujourd’hui de notoriété publique. Ce que nous mangeons a un impact sur notre glycémie et nous en payons parfois le prix. C’est la raison pour laquelle certains aliments sont recommandés et d’autres déconseillés afin de maîtriser sa glycémie. Mais existe-t-il des aliments interdits en cas de diabète de type 2 ?

Quelles peuvent être les complications cardiovasculaires du diabète de type 2 ?

Quelles peuvent être les complications cardiovasculaires du diabète de type 2 ?

Le diabète est une maladie chronique qui touche 442 millions d’adultes dans le monde, soit une personne sur 11. Le diabète peut causer de multiples complications : cécité, maladie rénale, amputations, etc. Le décès du patient lié aux complications cardiovasculaires pourrait être, dans certains cas, évitable avec la mise en place d’une éducation thérapeutique. En règle générale, en présence d’un diabète, la santé cardiovasculaire est surveillée de très près. 

Peut-on guérir du diabète de type 2 et à quel prix ?

Peut-on guérir du diabète de type 2 et à quel prix ?

422 millions de personnes à l’échelle mondiale et presque 4 millions de Français sont concernés par le diabète et près de 90% d’entre eux sont suivis pour un diabète de type 2. Aujourd’hui reconnu comme une véritable pandémie, il résulte souvent d’une surcharge pondérale et de la sédentarité. Une fois installé, difficile de s’en débarrasser. Mais serait-il pour autant impossible de guérir du diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2, une maladie chronique réversible ?

Le diabète de type 2 est l’une des principales maladies chroniques, maladie donc de « longue durée, évolutive, avec un retentissement sur la vie quotidienne » pouvant générer « des incapacités, voire des complications graves ». Dans la pensée commune, vivre avec un diabète de type 2, c’est vivre avec pour la vie.

Pourtant, une étude de l’équipe du Pr Taylor Roy a révélé que le diabète de type 2 serait réversible lors du congrès de l’American Diabetes Association, à la grande stupéfaction du corps médical présent. L’équipe de l’université de Newcastle a en effet prouvé que les cellules bêta pancréatiques (en charge de produire l’insuline nécessaire à la régulation du taux de sucre dans le sang) avaient la capacité à récupérer grâce à un régime particulièrement strict. Il s’agit là d’une découverte importante car ces cellules étaient jusqu’alors considérées comme hors service chez une personne diabétique.

L’équipe du Pr Roy a d’abord mesuré la réponse maximale de sécrétion insulinique face à une forte dose de sucre – et donc une hyperglycémie – afin d’évaluer la quantité de cellules bêta pancréatiques fonctionnant encore. Au premier jour de l’étude, le niveau de sécrétion d’insuline était deux fois moins élevé chez les personnes diabétiques que chez les sujets contrôles. Cinq mois après le début de l’étude et du régime hypocalorique, le poids a diminué et le niveau de sécrétion d’insuline a augmenté en conséquence chez les personnes souffrant de diabète. Et après une année, leur niveau de sécrétion d’insuline était presque revenu à la normale : de 0,58 à 94nmol/min/mversus 1,02nmol/min/mdans le groupe témoin.

Leurs cellules bêta pancréatiques peuvent donc progressivement récupérer ! D’ailleurs, deux ans après le début de ladite étude, 36% des sujets diabétiques étaient encore en rémission. Néanmoins, ceux n’ayant pas réussi à maintenir leur perte de poids ont vu leur niveau de sécrétion d’insuline diminuer.

Restrictions et privations : le prix à payer pour guérir du diabète de type 2 ? 

Le programme nutritionnel établi par le Pr Roy semble avoir porté ses fruits, lui-même affirmant que « les personnes atteintes de diabète de type 2 ont désormais un choix plutôt qu’une peine à perpétuité. S’ils utilisent une méthode simple et efficace de réduction pondérale, les diabétiques de type 2 précoce peuvent retrouver une santé normale (…) ». Seulement, le régime que suivent les diabétiques de l’étude ne comprend qu’une seule préparation par jour, de 825 à 853 kcal pendant 12 à 20 semaines. Après cette période restrictive, une réintroduction progressive est proposée, durant 2 à 8 semaines.

Ce travail semble tend à suggérer qu’une perte de poids très (trop) rapide et une forte réduction de l’apport calorique peuvent être bénéfiques au regain d’activité des cellules bêta pancréatiques, ce qui là aussi est une information somme toute nouvelle. Le Pr Roy souligne d’ailleurs que cette étude a « permis de découvrir un message clé concernant la perte de poids. En effet, l’approche lente et régulière apparaît difficile et fructueuse dans peu de cas. En revanche, l’approche intensive à court terme suivie d’une période longue de contrôle du poids visant à éviter la reprise, s’est révélée plus productive. »

Seulement, réfléchissons en tant qu’êtres humains dotés d’une sensibilité culinaire et d’un attrait pour la gastronomie. Imaginons suivre ce régime drastique et dénué de plaisir durant 12 à 20 semaines, soit 3 à 5 mois.  Une torture culinaire, des restrictions et des privations constantes, voilà les termes qui nous viennent à l’esprit. Pas vous ? Certains penseront que c’est le prix à payer pour se débarrasser du diabète de type 2, d’autres émettront une réserve, comme c’est le cas chez Dietis. Tout d’abord, une forte restriction calorique peut avoir de multiples conséquences sur l’organisme : risques de carences, fatigue, irritabilité, symptômes dépressifs… mais aussi sur la vie sociale : repas trop maîtrisés, sorties impossibles, apéritifs entre amis rayés du calendrier… Et surtout, que se passera-t-il après l’étude ? Personne n’est à l’abri d’un gros craquage après une forte période de restriction.

Pour la santé ET le plaisir dans l’assiette

Nous sommes persuadés que l’hyper-restriction et la privation ne sont pas une solution sur le long terme. Si l’alimentation joue un rôle clé dans cette pathologie, il est important de conserver un certain équilibre alimentaire et de ne pas renoncer au plaisir des papilles. Souffrir pour réussir ? Nous ne sommes pas de cet avis. En effet, une alimentation adaptée à sa pathologie et la pratique d’une activité physique permettent la perte de poids, et donc une augmentation de la sensibilité à l’insuline. 

Si vous vous lancez dans un régime à contre-cœur, où vous ne mangez rien de bon, chaque repas sera perçu comme une épreuve et vous finirez par lâcher. Au contraire, une alimentation équilibrée (et savoureuse) vous permettra de ne pas subir votre régime, au point d’en oublier que c’en est un. Prendre en charge son diabète de type 2, c’est donc repenser sa manière de manger, adopter de nouvelles habitudes nutritionnelles voire même de nouveaux réflexes culinaires. La santé et le plaisir dans l’assiette, c’est la clé de votre équilibre !

Diabète de type 2 : maîtrisez votre glycémie en 8 conseils faciles !

Diabète de type 2 : maîtrisez votre glycémie en 8 conseils faciles !

Vous êtes diabétique de type 2 ? Voici 8 conseils anti-diabète pour vous aider à gérer votre diabète de type 2 sans faire de compromis sur le goût, à adopter de bonnes habitudes alimentaires et à intégrer de nouveaux réflexes culinaires au quotidien. Vous améliorerez ainsi facilement votre maîtrise de la glycémie ainsi que votre pression artérielle et limiterez les complications associées (hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires…). Suivez le guide c’est facile !

Activité physique sur prescription et diabète

L’activité physique sur ordonnance a été mise en place en mars 2017, dans le cadre de la loi de modernisation de notre système de santé. De quoi s’agit-il ? Etes-vous concerné ? Quelles activités sont possibles ? Et pour quels effets ? On vous dit tout !

Qu’est-ce que c’est et qui est concerné ?

Le sport sur ordonnance consiste à prescrire une activité physique aux patients dans le cadre de leur prise en charge médicale. Cela ne concerne pas tout le monde malheureusement, même s’il est prouvé que l’activité physique regorge de bienfaits sur la santé, qu’on soit atteint d’une pathologie ou non. Le sport sur ordonnance ne concerne que les personnes atteintes d’une affection longue durée (ALD), soit tout de même près de 10 millions de français. Le diabète de type 2 fait partie des affections de longue durée.

Quelles activités physiques sont possibles avec la prescription ?

En théorie, tous les sports sont autorisés ! Mais préférez tout de même une activité physique qui soit adaptée à votre état physique. Pour cela, n'hésitez pas à aller voir votre médecin qui vous fera un bilan en prenant en compte la sévérité de votre pathologie, vos capacités fonctionnelles et le risque médical. De plus, pour que la prescription soit valable, il faut que cette pratique soit encadrée par un professionnel de santé (masseur-kinésithérapeute, psychomotricien, un enseignant en activité physique adaptée ou éducateur sportif) et qu’elle soit réalisée dans une des structures proposant une offre d’activité physique adaptée.

Existe-t-il des contre-indications ?

L’activité physique adaptée, dans le cadre d’un diabète de type 2, a des bienfaits sur la glycémie. Mais attention, si vous avez un diabète mal équilibré, avec une hyperglycémie supérieure à 2,5 g/L au moment de débuter l’exercice, l’activité physique sera déconseillée pour vous et cela tant que votre glycémie reste supérieure à 2 g/L. Si vous avez une glycémie mal contrôlée, il sera aussi préférable d’éviter les activités physiques à intensité élevée.

Par qui est-ce financé ?

Bien que l’activité physique adaptée fasse partie du parcours de soins, ni sa prescription ni sa pratique ne sont prises en charge par l’Assurance Maladie.

Mais il existe des bons plans pour financer son activité physique :

● Les mutuelles et complémentaires de santé :

Certaines mutuelles ou complémentaires de santé proposent à leurs adhérents une prise en charge du sport prescrit par leur médecin traitant.

● Les CPAM locales :

Certaines Caisses Primaires d’Assurance Maladie (CPAM) proposent une prise en charge partielle, dans le cadre d’expérimentations. Renseignez-vous auprès de votre CPAM !

● Les collectivités territoriales : Certaines villes mettent en place des structures pour favoriser l’accès au sport à tous. Selon les cas, le dispositif est entièrement gratuit ou proposé à un tarif très accessible.

Quels effets sur votre diabète ?

Pratiquer une activité physique lorsqu’on a un diabète de type 2 a des effets immédiats mais aussi sur le long terme. Lors de l’activité physique, le glucose qui circule dans le sang va être capté par les cellules musculaires. Et cela se fait de manière naturelle, sans qu’il y ait besoin d’insuline ! Or chez les personnes diabétiques, il y a souvent un déficit de production d’insuline ou alors une insuline qui est moins efficace. La captation par les muscles va permettre de diminuer la glycémie. Sur le long terme, l’activité physique provoque une augmentation de la sensibilité à l’insuline des tissus, même au repos, ce qui permet d’améliorer la tolérance au glucose. Avec la pratique d’une activité physique, vous faites donc coup double !

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Diabète et Chandeleur: Pour que chandeleur rime avec bonheur...

Et les festivités continuent ! Après le réveillon de Noël, le nouvel An, l'Epiphanie, c’est maintenant au tour de mardi gras ! On va fermer les yeux sur Pâques pour l’instant, nous y reviendrons plus tard. Vous vous dites peut-être que mardi gras, c’est encore une de ces traditions qui va mettre votre diabète à rude épreuve. Nous allons vous aider à l’aborder plus sereinement en vous livrant nos recettes de crêpes sucrées garnies, gourmandes et compatibles avec votre diabète de type 2. 

Des légumineuses contre le diabète de type 2 ?

Voilà quelques années que les légumineuses ont le vent en poupe grâce à leurs bienfaits et leur coût peu élevé. Malgré ces atouts, les légumineuses restent paradoxalement trop peu consommées par les Français. Pourtant, chez certaines personnes elles seraient particulièrement recommandées… Des légumineuses contre le diabète de type 2 ? On vous explique !

BONNE ANNÉE !!!

BONNE ANNÉE 2021 ! 

 

L'alimentation au service de votre santé

Avec plus de 3000 recettes, Dietis est un planificateur de menus facilitant l'application des recommandations nutritionnelles du corps médical, pour les diabètiques de type 2, les personnes souffrant de colopathie fonctionnelle ou souhaitant réequilibrer leur alimentation.